A propos de l’auteur

Ingénieur, ayant toujours été un lecteur avide, même dans les périodes les plus noires des classes préparatoires, j’ai comme bien d’autres découvert Saint-Simon à travers Proust. Vers 21 ans, j’ai acheté le premier volume de la Pléiade (à l’époque, dans la vieille édition de Gonzague Truc) et je me suis lancé. D’emblée, j’ai apprécié la force et l’originalité du style, le choix des mots, mais j’ai craqué au cours du troisième volume, sans doute parce que l’attrait de la nouveauté était émoussé, parce que ça faisait un peu bizarre d’être plongé dans un auteur que presque personne autour de moi ne connaissait, et parce que j’avais encore bien d’autres choses à lire et à découvrir.

En mai 2010, 40 ans plus tard, alors que j’étais en Bretagne pour le week-end de l’Ascension, j’ai rouvert le premier volume et j’ai été happé. J’ai retrouvé avec plaisir des expressions (comme lorsqu’il parle des “barbes sales de Saint-Sulpice”) et des portraits (comme celui du président Harlay) qui étaient encore clairement gravées dans mon esprit, et, finalement, le 26 mai 2011, dans l’avion entre  Oslo et Paris, j’ai terminé le vingtième et dernier tome de l’édition Chéruel.

Comme on le voit, je ne suis pas un spécialiste: je veux simplement partager tant de passages qui excitent mon admiration, ou tout simplement qui m’amusent, et c’est pour cette raison que j’ai créé ce blog. La richesse de l’oeuvre est telle qu’il pourra vivre aussi longtemps que je le voudrai sans  avoir à se répéter. Il est cependant probable que les digressions (il y en a déjà deux) vont se multiplier, jusqu’à ce que je crée un nouveau blog, sur un nouvel auteur, mais je ne sais pas encore lequel…

Patrick Narzul, Oslo (Norvège)

patrick.narzul@orange.fr

2 réponses à A propos de l’auteur

  1. Bravo , c’est la première fois que je tombe sur un blog interessant en littérature et surtout pas ennuyeux .

  2. Alexandremmanuel dit :

    Merci à Patrick (de Funes) de m’avoir fait attérir sur le site de Patrick (de Norvège) consacré à l’un des deux goûts durables de notre ami Stendhal, encore plus que Proust et avant lui, complètement “found” (comprendre fondu) de la prose exquise, et peu amène du sieur Simon.

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